pour une meilleure gestion du risque

FAQ

Un pilote maritime c’est quoi ?
  • Un pilote maritime est un marin expérimenté qui guide les navires lors des phases d’entrée et de sortie des ports, conduit les manoeuvres d’accostage et d’appareillage de ces mêmes navires et coordonne l’intervention des acteurs associés à ces manoeuvres (remorqueurs, lamaneurs…).
  • Un pilote maritime est rattaché à un espace maritime et portuaire en particulier, dont il connait très précisément toutes les caractéristiques et les dangers.
  • Cette expérience et cette spécialisation contribuent à la sécurité des navires celle de leurs équipages et celle des usagers du port, à la protection de l’environnement et à la fluidité du trafic économique de l’espace portuaire, donc à sa rentabilité.
En quoi consiste exactement l’intervention d’un pilote maritime ?
  • Guider les navires lors les phases d’entrée et de sortie des ports. Conduire les manoeuvres d’accostage et d’appareillage de ces mêmes navires. Coordonner l’intervention des acteurs associés à ces manoeuvres (remorqueurs, lamaneurs…).

  • Assister ainsi les navires dans les ports qu’ils fréquentent, contribue à leur sécurité, celle de leurs équipages et celle des usagers du port, mais aussi à la protection de l’environnement et à la fluidité du trafic économique de l’espace portuaire, donc à sa rentabilité.

Comment devient-on pilote maritime ?
  • A la base tous les pilotes maritimes sont officiers de la marine marchande.

  • Pour prétendre devenir pilote maritime, il faut avoir accumulé une expérience de navigation hauturière d’une dizaine d’année sur tous types de navire et à tous les postes.

  • Puis il faut préparer et réussir un concours spécifique de chaque station de pilotage, en fonction de la zone d’intervention qui est la sienne. Préparer ce concours c’est apprendre toutes les caractéristiques de la zone géographique couverte par la station et les spécificités de la conduite des navires dans cette zone.

  • Une fois le concours réussi, le nouveau pilote maritime va être en formation pratique auprès des autres pilotes maritimes de la station pendant 5 ans. A l’issue il sera en mesure de piloter tous les types de navires qui fréquentent la zone couverte par la station de pilotage.

Pourquoi faut-il passer un concours pour être capable de piloter un navire dans un environnement portuaire, alors qu’a priori c’est une des missions du commandant ?
  • Un commandant de navire ne peut pas connaitre toutes les spécificités et les dangers des ports que son navire va fréquenter. Passer le concours de pilote maritime c’est devenir un expert d’une zone géographique maritime bien définie et un expert de la conduite des navires qui fréquentent cette zone.

  • Lorsqu’un navire évolue en haute mer, son commandant a pour objectifs à le faire passer au large de tous les dangers. Lorsqu’il doit faire escale, il va en revanche devoir passer à proximité de nombreux dangers. Se faire assister par un expert qui connait parfaitement ces dangers contribue à la sécurité du navire et celle de son équipage comme à la protection de l’environnement.

  • Un pilote maritime va quotidiennement guider navires et conduire leurs manoeuvres dans la zone géographique maritime où il exerce. Il a donc une meilleure connaissance de cette zone que les commandants qui la fréquentent de façon plus épisodique.

  • Se faire assister par un expert de la zone maritime concernée et de la conduite de navires dans cette zone, contribue à leur sécurité, celle de leurs équipages et celle des usagers du port, mais aussi à la protection de l’environnement et à la fluidité du trafic économique du port donc à sa rentabilité.

Le pilotage est-il toujours obligatoire ?
  • Oui à la sortie et à l’entrée des ports français pour tous les navires dont la taille dépasse une taille minimum variable d’un port à l’autre compte tenu de ses spécificités.

  • Il peut exister selon les cas quelques dérogations et aménagements : navire très petit, fréquentant très souvent le port.

Existe-t-il différentes catégories de pilotes maritimes et si oui lesquelles ?
  • Tous les pilotes maritimes sont des officiers de marine marchande. Ils ont tous beaucoup navigué sur tous types de navires et à tous les postes possibles (passerelle, machine, pont…). Il n’y a donc pas de différence entre les pilotes en matière de formation.

  • En revanche un pilote maritime est toujours rattaché à une station de pilotage. C’est-à-dire à un territoire géographique bien spécifique dont il doit parfaitement connaitre toutes les caractéristiques et tous les dangers. Deux pilotes maritimes officiant au sein d’une même station sont interchangeables, alors que deux pilotes maritimes intervenant dans des stations différentes ne le sont pas.

Comment cela se fait qu’un port ne soit pas fermé et le pilotage interdit lorsque la météo est mauvaise ?
  • Les ports peuvent être fermés pour de multiples raisons (dont une mauvaise météo). La décision de fermer le port revient à l’autorité portuaire.

  • Le pilotage n’est jamais fermé car il peut être nécessaire de guider ou d’assister un navire, éventuellement en difficulté, à proximité d’un port dont l’accès est fermé.

  • En revanche un pilote maritime peut décider de refuser de conduire un navire qui ne donnerait pas toutes les garanties pour entrer ou sortir d’un port dans de bonnes conditions de sécurité.
    Il peut arriver qu’un port soit fermé à l’entrée et pas à la sortie, dans ce cas le pilote maritime devra rester à bord du navire dont il guide la sortie, jusqu’au prochain point de débarquement possible.

Le pilotage est un service privé ou public ?
  • Le pilotage consiste à guider les navires dans les phases d’entrée et de sortie des ports et à conduire leurs manœuvres d’accostage et d’appareillage, contribuant ainsi à la sécurité de ces navires et à celle de leurs équipages, à la protection de l’environnement et à la fluidité du trafic économique (donc à la rentabilité des ports). C’est une mission d’intérêt général.

  • Cette mission d’intérêt général est assurée par un organisme privé (regroupement de marins professionnels) crée et contrôlé par les pouvoirs publics.
    Cette mission d’intérêt général ne coûte rien aux contribuables.